Après de nombreuses recherches, formations et réunions portant sur le Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET), les documents de planification (PLU, SCOT, PLH…), puis en lien avec le contexte législatif national en vigueur (Loi de Transition Énergétique pour la Croissance Verte (LTECV), Stratégie Nationale Bas-Carbone SNBC, etc…), j’ai entrepris un bilan carbone sur le territoire de ma commune (en émissions directes). Vaste chantier…

Et force est de constater que la situation et les perspectives sont inquiétantes.

En effet, l’objectif de baisse (souvent autour de 30 %) des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 2015 est hors de portée sur un territoire à forte dynamique d’urbanisme nouveau (environ 2 hectares par an). 

Ce poste n’est par ailleurs que très partiellement comptabilisé dans les Plans Climat. 

Pourtant, encore agressivement à l’œuvre sur notre territoire (lié aux nouvelles constructions, nouveaux VRD, mobilités supplémentaires et déficit de stockage du carbone par les terres), ce nouvel urbanisme va occasionner une augmentation des émissions (directes) de GES entre 2015 et 2025 de 40 %, alors que nous devrions les réduire de 20 % sur la même période (selon objectif et trajectoire du PCAET) !

Cela engage donc le territoire de l’agglomération concernée sur le non respect de ces engagements. Le rattrapage est si important que l’objectif devient hors d’atteinte. 

Cet aspect n’est par ailleurs nullement pris en compte de façon contraignante dans notre planification locale parfois obsolète et sans l’intégration des PCAET successifs ou orientations nationales. 

Chaque entité territoriale (jusqu’aux communes) devant prendre sa part de responsabilité, les perspectives d’économies d’émissions fixées au PCAET jusqu’en 2030 (par la rénovation énergétique, les transports, l’agriculture, les déchets, la production d’énergie, le tertiaire et l’industrie) ne permettent pas la compensation de cet excédent lié au nouvel urbanisme mais uniquement environ 60 % (si tout est fait en la matière…). 

Par ailleurs, qu’entend-t-on de la part d’élus à ce sujet : au pire méconnaissance, au mieux indifférence... ou bien même que cela est l’affaire de la Communauté de Communes !

De plus, on constate aisément qu’il n’existe pas de bilans annuels récents, de retour périodique sur les trajectoires d’émission (en fait pas de suivi précis), de retour des actions à mettre en œuvre … Donc point de gouvernance locale efficiente sur ce sujet. Ce n’est pas 2 ou 3 ans après les émissions qu’on redresse la barre !

Rappelons pour finir que selon une étude de l’ADEME (2019), la construction d’une maison individuelle consomme en moyenne environ 40 fois plus de matériaux que la rénovation (sans compter les nouveaux réseaux, voiries, etc…).

Olivier Cloarec - co-président d'APPROCHE-écohabitat 

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